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To the border (en)

The rain is falling this morning while I wake up. By the time I finish all the tuna sandwiches Rhonda prepared for me it has already stopped. I pack my stuff and starts to walk to the city with Fidelis and Martin. A prison car stops and drives us to the market. For once pmvs are organised. The first one in the line is the first one to leave. I leave my bag and move to the market to buy some bananas and tobacco leaves for my uncles. I hope it will make a nice change to all the chemicals in their cigarettes.

The bus is leaving and, surprise, Martin is coming with me. He just want to follow me to the border but insists to pay for my ride. One hour of driving and the bus drops us on a parking surrounded by tall fences. A road is crossing to Indonesia but the fences prevent car traffic. I realize it’s the first time I cross an official border on foot. We actually have to walk a few hundred metres between the two border stations. I receive a stamp on my passport and end up at the market.

border
visa

I was hoping for a crowd with multiple buses running to Jayapura but I’m disappointed. Most of the boots are closed and the only vehicles actually moving are just carrying goods over the 200 metres between the wharehouses and the shops. I end up stopping a car and its driver, somehow reluctanty, agrees to drive me to the city. I leave Martin and seat with my driver who doesn’t speak a single word of English. Along the way I realize I won’t have to actually reach Jayapura and my driver kindly drops me at the bus station in Abepura. Two bemos latter I’m finally in Sentani.

The city where the international airport is located is not the small village I expected. Every hotel is expensive. The last one I visit is located in a street that seems to head toward the countryside. I follow it hoping to pitch my tent in a garden. Luckily, the first family I explain my situation is willing to let me invade their garden for the night. I drop my bag inside and go back to the city to try to get some plane tickets and my ‘surat jalan’ to visit the region of Wamena. On my way back they decided to not let me pitch my tent. They have unrolled a mattress in a corner of their house and made the room exclusively for me. Helped by the lonely I try a few words of Indonesian and they make me try traditional ornaments. A quick jump in the river and back for sleep.

papua traditional dress

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Le pluie tombe ce matin au réveil. Le temps que je finisse tous les sandwichs au thon que Rhonda m’a préparé et elle s’est arrêtée. Je plie bagage et marche vers la ville en compagnie de Fidelis et de Martin. Une voiture de la prison s’arrête et nous conduit au marché. Pour une fois les pmvs sont organisés. Le premier de la file est le premier à partir. Je pose mon sac et visite un peu le marché pour acheter quelques bananes et des feuilles de tabac pour mes oncles, cela devrait les changer des cigarettes pleines d’additifs chimiques.

Le bus part et surprise, Martin viens avec moi. Il veux juste m’accompagner jusqu’à la frontière et insiste même pour m’offrir le trajet. Une heure de route et le bus nous dépose sur un parking entouré de hautes grilles. Une route traverse vers l’Indonésie mais les grilles empêchent toute circulation. Je réalise que c’est la première fois que je franchis une frontière officielle à pied. Nous devons d’ailleurs marcher plusieurs centaines de mètres entre les deux postes frontière. Je reçoit un tampon sur mon passeport et atterri au marché.

border
visa

J’espérais une foule grouillante avec de multiples bus qui pourraient me transporter jusqu’à Jayapura mais je suis déçu. La plupart des stands sont fermés et les véhicules qui circulent effectuent seulement les 200 mètres de navette entre les hangars et les magasins. Je fini par arrêter une voiture et le conducteur, un peu gêné, fini par accepter de me conduire à la ville. Je laisse donc Martin et m’installe avec mon chauffeur qui ne parle pas un mot d’anglais. En chemin je réalise que je n’ai pas besoin d’aller jusqu’à Jayapura et mon chauffeur me dépose gentiment à l’arrêt des bus de Abepura. Deux bemos plus tard je suis enfin à Sentani.

La ville qui abrite l’aéroport international n’est pas le petit village que j’avais espéré. Tous les hôtels sont chers. La rue du dernier que je visite semble se diriger vers la campagne. Je la suis dans l’espoir de pouvoir planter ma tente dans un jardin. Effectivement, la première famille à qui j’explique ma situation m’autorise à rester chez eux pour la nuit et me montrent un coin pour ma tente. Je pose mon sac à l’intérieur et retourne en ville pour essayer d’obtenir des billets d’avion et mon « surat jalan » pour visiter la région de Wamena. Au retour il n’est plus question de planter la tente. Ils ont déroulé une paillasse dans un coin de la maison et réservé la pièce pour moi tout seul. Aidé du lonely je baragouine trois mots d’Indonésien et ils me font essayer leurs ornements traditionels. Un rapide saut à la rivière et je m’endors.

papua traditional dress

My time in prison (en)

Fidelis works as a prison warden. He is now stationed in Wewak but has been working many years in Vanimo. His friend Martin replaces him. He lodges us at his place inside the boudary of the prison.

I just did the maths. I still have K190. I need 140 for the visa and 10 for the journey by bus to the border. Hence, 40 remain I can spend while I stay in Vanimo. I use most of it to buy groceries for Martin’s family. Today is Sunday, the Indonesian consulate open his gates tomorrow and I should have my visa for Tuesday, just in time for the market. I go for a quick splash in the sea but a wave drags me on corals and I step out, my feet covered in scratches. In the evening I fall asleep to the sound of « Mr lonely » pop version.

Monday, I wake up to the smell of buns baked by the family. After an orgy of bread, I head to the consulate to get my visa. The counter is blocked by a group of nuns eager to visit Indonesia. I drop my application and my passport. They can’t give me the change now but promise to solve the issue when I’ll come back to grab my visa in the afternoon. I decide to go back home sideways. I daydream for a while in the harbor looking at cranes loading logs on boats.

Wood harbor

I follow a track that must take me back by the other side of the peninsula but I get lost when it suddenly disappears in a settlement on the beach. A girl helps me and, while knitting a bag, shows me the way along the beach. We cross another settlement, unofficial this time. Workers for the logging company are no longer housed on site and had to come back to the city. They built their houses here taking the space of gardens. We continue on our journey along the shore until we reach the road where she let me continue alone.

solar

A moment later I’m back home. The children are looking at movies on a DVD player. I follow them in a story of fairies produced by Barbie. The story is lame. Mariposa is different according to Matel, understand tall blond but smart and her wings are a bit smaller than normal. She prefers solitude and darkness instead of brainless parties that form most of a fairy day. After a few rebounds as stupid as they are useless she saves the colony and understand that she must not be ashamed of her difference, that her uniqueness is what defines her. To celebrate this awakening the fairy queen blesses her with ‘normal’ wings! Or, as use to say « Les malpolis » (French singers): « it used to be easier to be tolerant when we were just between Catholics ».

mariposa

I leave the house on this epiphany and go back to grab my visa. It’s waiting for me by the counter and the employee even managed to find my change. I’m ready to cross the border tomorrow.

Fidelis est gardien de prison. Il est maintenant en poste a Wewak mais à travaillé de nombreuses années à Vanimo. Son ami Martin l’a remplacé. Il nous loge dans sa maison de fonction à l’intérieur de l’enceinte pénitentiaire.

Je viens de faire les comptes. Il me reste K190. Il m’en faut 140 pour le visa et 10 pour le trajet en bus jusqu’à la frontière. Il m’en reste 40 pour le séjour à Vanimo. J’en utilise la majeure partie pour acheter des provisions pour la famille de Martin. Nous sommes dimanche, le consulat indonésien ouvre ses portes demain et je devrais avoir mon visa pour mardi, juste à temps pour le marché. Je peux donc me relaxer. Je pars pour un plouf rapide dans la mer mais une vague me traîne sur le corail et je ressors les pieds couvert d’éraflures. Le soir je m’endors au son de « quand revient la nuit » en anglais version pop.

Lundi, je me reveille à l’odeur des buns cuit par la famille. Après une orgie de pain, direction le consulat pour obtenir un visa. Le guichet est monopolisé par un groupe de religieuses avides de visiter l’Indonésie. Je dépose ma demande et mon passeport. Il ne peuvent pas me rendre la monnaie sur le moment mais promettent de résoudre le problème quand je reviendrais chercher le visa dans l’après-midi. Je rentre donc à la prison par le chemin des écoliers. Je musarde un temps sur le port à observer le manège des grues chargeant les grumes sur les barges.

Wood harbor

Je suis un chemin qui devrait me ramener par l’autre côté de la péninsule mais me perds lorsqu’il disparaît subitement dans un lotissement sur la plage. Une demoiselle me prends en main et tout en continuant de tricoter un sac me montre la route le long de la plage. Nous traversons un deuxième lotissement sauvage celui-là. Les ouvriers de la compagnie forestière n’étant plus logés par la compagnie ont dû revenir en ville et se sont établi ici à la place des jardins. Nous continuons notre périple le long de la côte ouest jusqu’à la route où elle me laisse continuer seul.

solar

Quelques minutes plus tard je suis de retour à la maison. Les enfants regardent des films sur un lecteur DVD. Je les suis dans une histoire de fées produite par Barbie. L’histoire est pathétique. Mariposa est différente d’après les critères Matel, comprendre grande blonde jolie mais intelligente et avec des ailes un peu plus petites que la normale. Elle préfère la solitude et la nuit au lieu des fêtes décérébrées qui font le quotidien du village. A l’issue de rebondissements aussi niais qu’inutiles elle sauve la colonie et comprends qu’elle ne doit pas avoir honte de sa différence, que c’est son unicité qui la défini. Pour fêter cet éveil la reine des fées la transforme et lui donne des ailes « normales »! Ou, comme le disaient « les malpolis »: « c’était beaucoup plus facile d’être tolérant avant quand nous n’étions qu’entre catholiques ».

mariposa

Je quitte la maison sur cette épiphanie et retourne chercher mon visa. Il m’attend au guichet et l’employé a même réussi à trouver ma monnaie. Je suis prêt pour franchir la frontière demain matin.

Surf evolution

Après le couvercle de boîte en polystyrène, deux échantillons de planches réalisées localement.

After the lid of polystyrene boxes, two samples of surf boards shaped localy.

surf boards

This time we’re leaving for good. Still no news from Patrick but we nevertheless wake up at one in the morning to walk to the main road. The sky is still pitch black when we arrive at a junction, official even if not advertised pmv stop. A couple is sitting on the side of the road but the rain starts to fall and we have to find shelter in a warehouse under construction. I try to catch a few hours of sleep resting my head on my bag. The bus arrives around five and drops us at dawn on Wewak’s beach.

The first leg of my journey requires to reach Aitape by road. There is no public transports but there is enough locals travelling during the week to find a seat in the tray of one of the vehicles. We are Sunday and I’ve been waiting for two hours without success. Waiting doesn’t improve my mood, I’m upset at Patrick. When we slept at his family three days ago I certainly left my knife in the room. I’ve spend the last two days asking him to call his parents to have it back. Typical male behavior, instead of telling me he can’t because of battery flat or no more credits, in which case I could have helped him, he prefered to keep saying he’s going to do it soon. As a result, I’m in Wewak, on my way to leave the country forever and no way to reach either him or his parents anymore. I can kiss my knife goodbye.

Fidelis (music of gladiator in the background, that’s how I remember his name) is also trying to reach Vanimo. He has a plan and since the family knows him they leave me in his hands. An hour later his friend, cocoa reseller, arrives and I climb in the tray with the boys. Aitape here we come. The road is good even if sometime it follows the bed of rivers. John drives fast, certainly too fast considering the state of the road but I enjoy the non existent laws to spend part of the journey standing in the tray, both hands on the cabine, hair in the wind. We arrive at his sister who shall welcome us for the night.

bread fruit

bay

Surprise, in the garden a huge mango tree harbors ripe fruits. Children, walking on tiny branches that would have crumbled ten times under my weight climb to harvest a full bag for me. At six in the evening the sister is still away on the islands and John, who made three hours of driving from Wewak just to meet her, has to go back. I wait for her arrival with Fidelis while eating mangoes, drinking sugary coffee so sweet you’d rather picture some melted ice cream and eating beef or tomato flavored biscuits.

group

The plan has changed. Fidelis’ wife who works for the government must arrive with two cars to reach Vanimo for an official mission. They arrive just for diner and we leave the family around ten after we shared a plate of rice. The journey Aitape Vanimo is usually better done by boat, the road being in the worse condition. We effectively cross a few rivers with water up to the doors but the Toyota manage. At midnight we encounter mud. The cars start sliding. Our driver apparently discovers four wheels driving and has to be explained how to use low gear. I hope it will help smoothen the driving. Until now his technique was to push on the pedal full throttle at each difficulty encountered: crossing small ponds with the bottom touching because suspensions get flatten, sliding in the mud. The night is moving forward but we’re stuck. After an hour of numerous obstacles, we are finally blocked by enough mud to stop any pretention to move forward. The first car can’t even go back. No mud gear in the cars and only a small polypropylene rope to tow. It brakes on the first try and our driver get stuck in the mud on the second. At 2:22 the decision is taken to turn around and go back to Aitape. I’m curious to see how we will pass some of the difficulties we encountered on our way. No surprise, we get stuck again in the mud for a long time but we manage to escape at 3:33. Around five we’re back in Aitape and I lie in the back of a car to wait for dawn.

With the morning the team heads to the boats. After discussion on the phone with their boss only two peoples continue to Vanimo. The others drive back to Wewak.

wharf

After a first failed departure, our pilot broke a spark while tightening it but realize it only when we reach the sea, we’re cruising finally toward Vanimo. Three hours later we land in the city and no way to reach my contact. I follow Fidelis who takes us to a friend. For the last 48 hours I slept intermittently only five. I’m exhausted and sunburned: nap and papaya.

banana boat

papaya

Cette fois c’est la bonne. Nous n’avons toujours pas de nouvelles de Patrick mais nous nous levons quand même à une heure du matin pour marcher jusqu’à la route principale. Il fait encore nuit noire quand nous arrivons une heure plus tard à côté d’un carrefour, arrêt officiel, bien que non signalé, du pmv. Un couple est assis et l’attend sur le bord de la route mais la pluie nous surprend et nous nous refugions dans un hangar en construction. J’essais de gagner quelques heures de sommeil allongé la tête sur mon sac. Le bus arrive enfin vers cinq heures et nous dépose au petit matin sur la plage de Wewak.

La première partie du trajet pour rejoindre la frontière demande de rejoindre Aitape par la route. Il n’y a pas de transports en commun mais des particuliers font suffisamment la route en semaine pour pouvoir trouver une place à l’arrière d’un véhicule. Nous sommes dimanche et j’attends depuis deux heures sans succès. L’attente n’améliore pas mon humeur, je suis en colère contre Patrick. Lorsque nous avons dormi chez sa famille il y a trois jours j’ai certainement oublié mon couteau dans la chambre. J’ai passé les deux derniers jours à lui demander d’appeler ses parents pour pouvoir le récupérer. Comportement typique de mâle, au lieu de me m’expliquer qu’il n’a plus de batterie ou plus de forfait, ce en quoi j’aurais pu l’aider, il a préféré m’affirmer qu’il allait bientôt le faire. Résultat je suis à Wewak, en passe de quitter le pays pour toujours et plus moyen de le joindre lui ou ses parents. Je peux faire une croix sur mon couteau.

Fidelis (musique de gladiator en fond, c’est du moins comme ça que je me suis souvenu de son prénom) cherche lui aussi à rejoindre Vanimo. Il a un plan et comme la famille le connait, ils me laissent entre ses mains. Une heure plus tard son ami, négociant en cacao, arrive et je monte dans la benne avec les jeunes, en route pour Aitape. La route est bonne même si elle emprunte parfois le lit des fleuves. John conduit vite, certainement trop vite pour l’état de la route mais je profite de l’absence de législation du pays pour faire une partie du trajet debout dans la benne les deux mains sur la cabine la calvitie au vent. Nous arrivons chez sa soeur qui devrait nous accueillir pour la nuit.

bread fruit
bay

Surprise, dans le jardin un immense manguier dont les fruits sont mûrs. Les enfants, en marchant sur des branches qui auraient cassé dix fois sous mon poids, m’en cueillent un plein sac. A six heures du soir, la soeur n’est toujours pas revenue des îles et John, qui a fait les trois heures de trajet depuis Wewak uniquement pour la rencontrer, doit partir. J’attends donc son arrivée avec Fidelis en mangeant les mangues, en buvant un café tellement sucré qu’on dirait de la glace fondue et en mangeant des biscuits saveur boeuf ou tomate.

group

Le plan a changé. La femme de Fidelis, qui travaille pour le gouvernement, doit arriver avec deux voitures pour se rendre à Vanimo pour une mission officielle. Ils arrivent au moment du dîner et nous quittons la famille vers dix heures du soir après avoir partagé une assiette de riz. Le trajet Aitape Vanimo se fait d’ordinaire en bateau, la route étant en trop mauvais état. Nous traversons effectivement plusieurs rivières avec de l’eau jusqu’aux portières mais les Toyota passent. A minuit nous rencontrons la boue. Les voitures patinent. Notre chauffeur découvre visiblement la conduite tout terrain et dois se faire expliquer le fonctionnement du réducteur de vitesse. J’espère que cela va aider à une conduite plus en douceur. Jusqu’à présent sa technique de franchisement consiste simplement à appuyer plus fort sur l’accélérateur quelle que soit la difficulté: passage de trou d’eau avec bas de caisse qui touche sous l’écrasement des amortisseurs, patinage dans la boue. La nuit avance mais nous sommes à l’arrêt. Après une heure de franchissements divers, nous sommes enfin bloqué par suffisamment de boue pour ne plus pouvoir aller de l’avant. La voiture de tête ne peux d’ailleurs plus revenir non plus. Aucun équipement de franchissement dans les voitures et une vague corde polypropylène pour tracter. Elle casse au premier essai et notre conducteur s’embourbe au second. A 2:22 la décision est enfin prise de faire demi-tour et de rejoindre Aitape. Je suis curieux de voir comment nous allons pouvoir refranchir certaines difficultés. Nous restons effectivement bloqués encore un bon moment dans la boue mais nous finissons par passer à 3:33. Vers cinq heures nous sommes de retour à Aitape et je me couche à l’arrière de la voiture en attendant l’aube.

Au matin toute l’equipe se dirige vers les bateaux pour embarquer. Après discussion au téléphone avec leur chef, seules deux personnes continuent sur Vanimo. Les autres rentrent avec les voitures sur Wewak.

wharf

Après un premier départ manqué, le pilote a cassé une bougie en les serrant mais ne s’en rend compte qu’en pleine mer, nous voguons enfin vers Vanimo. Trois heures plus tard nous abordons dans la ville et pas moyen de joindre mon contact. Je m’en remets à Fidelis qui nous conduit chez un ami. Au cours des dernières 48 heures je n’en ai dormi épisodiquement que cinq. Je suis claqué et brûlé en partie par le soleil: sieste et papaye.

banana boat
papaya

Cacao (en)

cocoa fruits

While we are driving toward Aitape in the car of a cocoa reseller, we stop to visit a fermentary and Daryll explains the process.

cocoa fermentery

Unlike coffee, cocoa beans are not roasted after harvest. They are simply stored in big wooden crates and let to ferment for six days. The next step involves drying them for three days in an oven. This oven is in fact a simple platform covered by a mesh on which the beans are spread and below which crosses a huge pipe full of fire that warm the system without burning the beans. The beans are then packed into bags to be exported in chocolate factories located oversea.

cocoa fermentery

The climate in Papoua is particularly adapted to the cultivation of cocoa and the country produces one of the best in the world. Each village owns a fermentary supervised by one of its inhabitant who owns a pass from the exporting company. During the two months of the harvest season each fermentary can produce two tons of beans on average. Papoua used to export around 16000 tons of cocoa beans per year but this number is dropping because of the rise of a fruit borer.

cocoa id card

cocoa fruits

Alors que nous faisons route vers Aitape dans la voiture d’un négociant en cacao nous nous arrêtons pour visiter une fermenterie et Daryll m’explique la procédure.

cocoa fermentery

Contrairement au café les fèves de cacao ne sont pas torrefiées après la récolte. Elles sont simplement entreposées dans de grands bacs en bois pour fermenter pendant six jours avant d’être séchées au four pendant trois jours. Le four est en fait une simple plateforme grillagée sur laquelle sont étendues les fèves et sous laquelle passe un gros tuyaux rempli de feu qui chauffe l’ensemble sans le brûler. Les fèves sont ensuite mises en sac pour être exportées telles quel vers les usines de production de chocolat à l’étranger.

cocoa fermentery

Le climat est particulièrement adapté à la culture du cacao et la Papouasie produit l’un des meilleurs au monde. Chaque village se regroupe autour d’une fermenterie supervisée par l’un des habitants agréé par l’entreprise exportatrice. Au cours d’une saison de deux mois chaque fermenterie produit en moyenne deux tonnes de fèves. La Papouasie exportait ainsi environ 16000 tonnes de fèves de cacao par an mais ce nombre est en baisse à cause de la recrudescence d’un insecte qui perce les cabosses.

cocoa id card

village hills

It’s Wednesday and I still need at least two days to reach Vanimo. I can either leave today, arrive just before the weekend and find closed doors at the consulate or I can accept Greg’s offer to spend some time with him in its village located in the mountains above Wewak. The pmv circles around the city for ages to load some cargo while passengers are already onboard. The tension rises and ‘loosing time’ starts to be shouted in the tray. We end up leaving the city and arrive with the end of the afternoon at the district of Yangoru. We still have to walk an hour to reach Greg’s house in the hills.

village

Evening is almost there but I still have the time for a quick dive in the river before dark. Sitting under the house we burn coconut shells to smoke the rooms upstairs and scare the mosquitoes away while waiting for diner. Here too the staple food is sago but unlike Kutubu they don’t roast it, they boil it to obtain some balls of jelly that doesn’t trigger my appetite. Texture is a bit like a giant oyster. I manage to eat two of them before I have to resign. I try to hide my aversion under a lack of appetite but Greg see through my lies. I finally thought about transfering some pictures of my family on my tablet. I show them around before reaching my bed to lie under the mosquitoe net for the night.

sago

Greg is dean of the school. He has been called to supervise some ongoing work and leaves me alone with the boys to visit the village. We walk down the hill and jump from creeks to creeks to reach the salvation church then the house of one of the boy’s uncle. Along the way I discover the local fruits that we harvest on the side of the path or that inhabitants offer me when we meet: orange lemon a bit acid, green orange really sweet, bananas and tone fruits (longan?) yellow-green a bit like litchis. I sit for a while under the ‘haus tambaran’ to observe the course of people coming to give offering to buy the bride. Elders use the occasion to come and say welcome before we leave to head back to the house.

village
haus tembaran

The sun did wonder to fully charge my battery and I offer to charge the mobiles around while we go for a swim in the river. Cold water is always a pleasure. Tonight no sago but some rice in my plate. With fruits for dessert I go to sleep satieted and ready to wake up at one in the morning to catch the pmv back to Wewak.

tone fruits
lemon
tone fruits

Phone calls have been exchanged all night but at dawn we haven’t moved a bit. I stay in my bed to read ‘vingt mille lieux sous les mers’, Nemo is under the south pole. As he was crossing the Torres strait his ‘guests’ went ashore to harvest some non marine food. Loyal to his writing habits, Jules Vernes is enthusiastic about all the exotic food he must have encounter in his dictionary. When he writes an apology of sago I start to doubt he ever had a taste of the real thing.

The sky is gray and we spend the day sitting and talking under the house. Jonas kindly offered me a bag of mangoes he harvested this morning. They remind me of my arrival in Port Moresby when over ripe fruits were falling from the trees straight into my hands. Greg cumulates multiple jobs. Of course, he is looking after his garden for food but he also is the bosscrew of the pmv travelling between his village and Wewak. As a bosscrew he must find passengers and look after them. With the driver they share the benefits half-half. In Yangoru he also is responsible for the school. This administrative position opened the doors to lead a project in partnership with AUSAID. They intend to install tap water in the village instead of having to walk down to the river every day. If the project is a success Greg will obtain a certificate that will allow him to beg for more money in Australia and achieve more ambitious works like bringing power in the village. I remember then the words of Muhammad Yunus who wrote that charity projects are a nonsense. Shame to create a mentality of beggars when by coupling the water distribution project with the installation of a micro-turbine, the village could have funded itself by selling the electricity to the mobile phone company that installed an antenna that have to be resupplied in fuel every month.

hut

The end of the afternoon finds us in the river eating tone fruits, the red one this time. Compared to the green they are more sweet and I sature quite rapidly. This evening, for the last time since I leave tomorrow, I find sago balls in my plate. I was paying attention in the kitchen and I managed to limit their number. I try to enjoy them but like last time I have some hard time finishing the third one. Luckily, for dessert, I still have some mangoes from this morning.